La folie des trottinettes électriques en libre service

High-tech
trotinette electrique sans borne

Apparue  il y a un an dans la capitale, les trottinettes électriques inondent désormais les grandes villes de France. Marseille, Lyon, Lille, il est impossible de se balader dans ces villes sans croiser un de ces engins en libre service.

La trottinette en libre service, pourquoi ?

La saga du libre service à débuté il y a plus de 10 ans avec la mise en place des premières bornes à vélos. A l’origine, les vélib installés dans Paris révolutionnaient le secteur du transport. Vous pouviez emprunter un vélo d’une station pendant le temps que vous souhaitiez et le redéposer dans une autre à la fin de votre trajet. Cependant, ce système de vélos accrochés imposés qu’il y ait de la place à la station d’arrivé pour pouvoir laisser le vélo et terminé sa course. Il dépend donc de la disponibilité des bornes de parking.  C’est alors qu’un nouveau concept est arrivé sur le marché du vélo en libre service, le free floating. Contrairement au précédent fonctionnement, le libre service permet de déposer le moyen de transport au point d’arrivé que l’on souhaite sans devoir aller jusqu’à la borne la plus proche.

Ce nouveau mode de consommation et de déplacement est dû à l’utilisation de plus en plus importante du Smartphone et de la géo localisation. La technologie s’implante dans tous les domaines, y compris celui du loisir et des transports. Il est désormais possible de prendre une trottinette en libre service avec son téléphone simplement en badgant avec une application le code du moyen de transport avec son téléphone.

La trottinette, plus pratique, plus maniable et moins encombrante remplace petit à petit les vélos pour les petits trajets du quotidien. Cependant, cette nouveauté révolutionne les transports et les habitudes des citoyens. Une adaptation entre les utilisateurs de l’espace public est nécessaire. C’est pourquoi les grandes villes comme la Mairie de Paris sont obligées de prendre des mesures pour encadrer l’utilisation de ses moyens de transport en libre service.

Un concept loupé, en renouveau

Le concept du libre service n’est pas nouveau. Déployé dans un premier temps avec les vélos, il a connu quelques problèmes et à du s’adapter à la réalité de son l’utilisation. Le comportement de certains individus a forcé des sociétés, comme Gobibike, a arrêter l’exploitation des vélos en libre service dans certaines villes, notamment à Reims et à Paris. Les vélos étaient en effet retrouvés incendiés, démontés voir jetés au fond de l’eau.

Malgré tout, de nouveaux entrepreneurs croient en ce concept prometteur  et se lancent de nouveau dans le libre service. Fini le vélo, il est remplacé par la trottinette.

Mais ce concept de libre service pose de nombreux problème notamment concernant la sécurité des personnes. Les utilisateurs de trottinettes utilisent en effet les pistes cyclables mais aussi pour beaucoup les trottoirs. Les trottinettes circulent sur les trottoirs, en slalomant entre les passants à une vitesse de 20-30km/h. Le risque de heurts et de chutes est donc important et à prendre en compte pour sécuriser les déplacements.

Egalement à revoir, le stationnement de ces engins. Le trottoir est un espace à partager entre les individus. Pourtant les moyens de transport sont abandonnés pour bons nombres en plein milieu de la chaussé, sur les trottoirs gênant la circulation des piétons et des poussettes.

Il est important de rappeler que l’éducation et la bonne conduite sont primordiales à l’entente entre les piétons et les différents utilisateurs des moyens de transport en libre-service.

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